« De plus, en tentant d’éviter ou tout ou moins de contourner les formalités que commandaient les règles applicables à l’organisation de l’école, les autorités sco-laires ont non seulement provoqué une polémique que reflètent les débats du Conseil général des 3 et 9 août 1911 et la presse locale, mais aussi contribué à aggraver l’antagonisme existant au sein du corps enseignant à propos de l’autonomie accordée au Cours supérieur de L’Eplattenier. Le nombre élevé de séances de la Commission de l’école, de la commission de direction et de leurs bureaux respectifs qui eurent lieu au cours des années 1912 et 1913 et jusqu’à la démission de L’Eplattenier en mars 1914 reflète ces difficultés. Le temps qu’on avait cru gagner en 1910 et 1911 fut ainsi largement perdu au cours des années suivantes.

Dès lors, considérées sous l’angle administratif, la décision d’attribuer à L’Eplattenier la direction du Cours supérieur, puis celle de lui adjoindre trois nouveaux professeurs et, finalement, l’institutionnalisation de la Nouvelle Section, apparaissent mal préparées et trop précipitées. Si justifiées qu’elles aient pu être du point de vue pédagogique, des décisions d’une telle portée auraient nécessité une concertation préalable avec l’ensemble du corps enseignant de l’école et une information approfondie des autorités politiques, ainsi que de la population, dans la mesure où elles entraînaient une modification importante des structures de l’école et des dépenses supplémentaires. (…) »

(pp. 65-66 des "minutes" du procès)