le chef de projet, dont le rôle très ambigu ressemble fortement à la situation typique d'une enquête ethnographique sur le terrain, appelée observation participante. En tant que chef de service, il participe à la vie de l’institution, il est à l’intérieur: il prend part à de nombreuses séances (commissions, groupe de travail, etc.), rédige des textes et des rapports et est impliqué dans les activités de l’administration. Parallèlement, il a le rôle d’observateur avec cette seule légitimité d'observateur, et se retrouve donc à l'extérieur, fonctionnant comme une personne mandatée. Concrètement, il est toléré, mais pas impliqué dans la vie des musées, il n'a aucun pouvoir décisionnel ou droit d’ingérence et n'est pas intégré aux décisions stratégiques de chaque musée: ils font, le chef de projet regarde. Ils évoluent au fur et à mesure des questions, mais l’observateur continue de regarder et d’être extérieur aux activités. Il a en partie le rôle de figurant (par exemple dans les vernissages).Le rôle extérieur est même lié au monde muséal élargi, un nouveau poste de ce genre étant généralement le symbole d'une nouvelle ère de gestion des musées; le chef de projet est donc en partie exclu des réseaux d'information. (p. 7)

En effet, quelle belle mise en pratique de la méthode de l'observation participante ! Mme Evéquoz a parfaitement su faire siens les us et coutumes de l'administration ("Après l'heure, c'est plus l'heure", "Le week-end, c'est sacré"; à quoi bon dès lors venir aux vernissages ?) Son intégration fut à ce point parfaite qu'elle est parvenue à devenir cheffe de la tribu !

Le 1er stage d'observation participante de Mme Evéquoz