Charte ICOM Conseil communal de La Chaux-de-Fonds et Francine Evéquoz
Dans chaque musée, l’autorité de tutelle doit adopter et publier une charte concernant l’acquisition, la protection et l’utilisation des collections. Ce texte doit clarifier la position des objets qui ne seront pas catalogués,préservés ou exposés.
(2.1.)
Chaque musée est responsable de la conservation du patrimoine. Chaque conservateur fait des propositions pour le patrimoine qu’il veut conserver et les collections qu’il veut faire fructifier (par des achats, des dons, etc.) mais c’est le politique qui décide selon les objectifs fixés. (=Définir le patrimoine de demain dans un contexte global de développement de la Ville)
(Rapport RIMUS, page 30)
Une charte

Des décisions autoritaires
Les musées ont l’important devoir de développer leur rôle éducatif et de drainer le public le plus large qui soit de la communauté, de la localité ou du groupe qu’ils servent. Interagir avec la communauté et promouvoir son patrimoine font partie intégrante du rôle éducatif du musée.
(4)
Au centre des préoccupations ne se trouve plus le musée avec son conservateur (ou le conservateur et 'son' musée), mais le public qu’on veut atteindre et les messages qu’on veut faire passer.
(Rimus, p. 15)
Un musée des beaux-arts en soi n'a pas plus de raisons d'attirer un public qu'un autre musée des beaux-arts (Neuchâtel et Le Locle).
(Rimus, p.28)
Sans une vision et une politique claires, pas de mission claire. Sans mission claire, pas de message clair. Sans message clair, pas de public ciblé. Sans public ciblé, pas de promotion ciblée. Sans promotion ciblée, pas d'augmentation des visiteurs. Etc.
(RIMUS, p. 30)
Des musées au service de la communauté

Des musées au service du marché
La politique des collections appliquée par le musée doit clairement souligner leur importance en tant que témoignages de premier ordre. Elle doit aussi s’assurer que cette démarche n’est pas uniquement dictée par les tendances intellectuelles du moment ou par des habitudes du musée.
(3.1)
Tout ce que l'on produit aujourd'hui sera le patrimoine de demain. Que garder? On doit se poser la question. Est-ce à un conservateur, tout seul, de décider? Ou pourrait-ce être un choix de la collectivité? Cela ne veut pas dire qu'on devient stalinien! Dès que l'on met culture et politique ensemble, cette crainte apparaît. Il s'agit de promouvoir la culture en utilisant les instruments actuels. Donc pas de censure, pas de nazisme, une promotion moderne de la culture. Mais nous devons aussi entendre les voix qui s'expriment dans certains bistrots. Ces voix font aussi partie de la collectivité publique. Pourquoi une institution pour une élite?
(Francine Evéquoz, Impartial, 27 septembre 2008)
L’exigence et la qualité

Le populisme
La loyauté envers les collègues et envers le musée employeur constitue une obligation professionnelle importante ; elle doit reposer sur le respect des principes déontologiques fondamentaux applicables à la profession dans son ensemble. Les professionnels de musée doivent se conformer aux termes du Code de déontologie de l’ICOM et connaître tous les autres codes ou politiques concernant le travail muséal.
(8.3.)
(p.8)
Le métier de conservateur ne correspond pas à une formation particulière et la profession n'est pas définie par un profil clair; ce qui entoure la fonction de conservateur d'une aura particulière: les conservateurs ne sont pas des employés de la Ville comme les autres. Ils sont les gardiens du temple et en tant que tels, intouchables. Ils sont 'ceux qui savent', qui sont initiés et qui ont les compétences.
(p.22)
La loyauté

Le dénigrement calomnieux
Les professionnels de musée comprennent les membres (rétribués ou non) du personnel des musées ou des institutions, répondant à la définition de l’article 2 (paragraphes 1 et 2) des Statuts de l’ICOM, qui ont reçu une formation spécialisée, ou possèdent une expérience pratique équivalente dans tout domaine lié à la gestion et aux activités des musées.
(définition du glossaire)
Licenciée de l'Université de Cologne (Magister Artium) en ethnologie, histoire et espagnol, Francine Evéquoz, qui a vécu 15 ans en Allemagne où elle exercé différentes fonctions, a créé et dirigé de 2003 à 2007 le Bureau d'intégration du canton de Zurich (11 personnes), monté un projet de rue à Bale et oeuvré comme directrice régionale d'un office de consultation sur l'asile à Bienne. Parallèlement, elle connaît le monde des musées, ayant notamment travaillé à l'association valaisanne des musées locaux, élaboré et co-réalisé une exposition au Musée d'histoire naturelle de Sion et dans une institution de Cologne, et fait un stage au Musée d'ethnographie de Genève.
Communiqué du Conseil communal, 1er novembre 2007
Les compétences professionnelles

L’amateurisme et l’incompétence