Les liaisons dangereuses ou les comparaisons qui tuent
Par Léopold le mardi 30 septembre 2008, 18:39 - Analyses et réactions - Lien permanent
Un lecteur de ce blog, qui souhaite conserver l'anonymat, nous a fait parvenir un comparatif entre certains passages du rapport du Conseil communal et de l'interview donnée samedi dernier à L'Impartial par Mme Evéquoz, la nouvelle directrice des institutions muséales, et des extraits du Code de déontologie de l'ICOM (Conseil international des musées). Si vous voulez en savoir plus, le rapport et le code de déontologie de l'ICOM sont disponibles depuis les liens situés dans la section Le projet RIMUS de la colonne de droite, et l'interview dans la rubrique Presse et médias.
| Charte ICOM | Conseil communal de La Chaux-de-Fonds et Francine Evéquoz |
| Dans chaque musée, l’autorité de
tutelle doit adopter et publier une charte concernant l’acquisition, la
protection et l’utilisation des collections. Ce texte doit clarifier la
position des objets qui ne seront pas catalogués,préservés ou exposés. (2.1.) |
Chaque musée est responsable de la conservation
du patrimoine. Chaque conservateur fait des propositions pour le patrimoine
qu’il veut conserver et les collections qu’il veut faire fructifier (par des
achats, des dons, etc.) mais c’est le politique qui décide selon les objectifs
fixés. (=Définir le patrimoine de demain dans un contexte global de
développement de la Ville) (Rapport RIMUS, page 30) |
| Une charte |
Des décisions autoritaires |
| Les musées ont l’important devoir de
développer leur rôle éducatif et de drainer le public le plus large qui soit de
la communauté, de la localité ou du groupe qu’ils servent. Interagir avec la
communauté et promouvoir son patrimoine font partie intégrante du rôle éducatif
du musée. (4) |
Au centre des préoccupations ne se trouve plus le
musée avec son conservateur (ou le conservateur et 'son' musée), mais le public
qu’on veut atteindre et les messages qu’on veut faire passer. (Rimus, p. 15) Un musée des beaux-arts en soi n'a pas plus de raisons d'attirer un public qu'un autre musée des beaux-arts (Neuchâtel et Le Locle). (Rimus, p.28) Sans une vision et une politique claires, pas de mission claire. Sans mission claire, pas de message clair. Sans message clair, pas de public ciblé. Sans public ciblé, pas de promotion ciblée. Sans promotion ciblée, pas d'augmentation des visiteurs. Etc. (RIMUS, p. 30) |
| Des musées au service de la
communauté |
Des musées au service du marché |
| La politique des collections
appliquée par le musée doit clairement souligner leur importance en tant que
témoignages de premier ordre. Elle doit aussi s’assurer que cette démarche
n’est pas uniquement dictée par les tendances intellectuelles du moment ou par
des habitudes du musée. (3.1) |
Tout ce que l'on produit aujourd'hui sera le
patrimoine de demain. Que garder? On doit se poser la question. Est-ce à un
conservateur, tout seul, de décider? Ou pourrait-ce être un choix de la
collectivité? Cela ne veut pas dire qu'on devient stalinien! Dès que l'on met
culture et politique ensemble, cette crainte apparaît. Il s'agit de promouvoir
la culture en utilisant les instruments actuels. Donc pas de censure, pas de
nazisme, une promotion moderne de la culture. Mais nous devons aussi entendre
les voix qui s'expriment dans certains bistrots. Ces voix font aussi partie de
la collectivité publique. Pourquoi une institution pour une élite? (Francine Evéquoz, Impartial, 27 septembre 2008) |
| L’exigence et la qualité |
Le populisme |
| La loyauté envers les collègues et
envers le musée employeur constitue une obligation professionnelle importante ;
elle doit reposer sur le respect des principes déontologiques fondamentaux
applicables à la profession dans son ensemble. Les professionnels de musée
doivent se conformer aux termes du Code de déontologie de l’ICOM et connaître
tous les autres codes ou politiques concernant le travail muséal. (8.3.) |
(p.8) Le métier de conservateur ne correspond pas à une formation particulière et la profession n'est pas définie par un profil clair; ce qui entoure la fonction de conservateur d'une aura particulière: les conservateurs ne sont pas des employés de la Ville comme les autres. Ils sont les gardiens du temple et en tant que tels, intouchables. Ils sont 'ceux qui savent', qui sont initiés et qui ont les compétences. (p.22) |
| La loyauté |
Le dénigrement calomnieux |
| Les professionnels de musée
comprennent les membres (rétribués ou non) du personnel des musées ou des
institutions, répondant à la définition de l’article 2 (paragraphes 1 et 2) des
Statuts de l’ICOM, qui ont reçu une formation spécialisée, ou possèdent une
expérience pratique équivalente dans tout domaine lié à la gestion et aux
activités des musées. (définition du glossaire) |
Licenciée de l'Université de Cologne (Magister
Artium) en ethnologie, histoire et espagnol, Francine Evéquoz, qui a vécu 15
ans en Allemagne où elle exercé différentes fonctions, a créé et dirigé de 2003
à 2007 le Bureau d'intégration du canton de Zurich (11 personnes), monté un
projet de rue à Bale et oeuvré comme directrice régionale d'un office de
consultation sur l'asile à Bienne. Parallèlement, elle connaît le monde des
musées, ayant notamment travaillé à l'association valaisanne des musées locaux,
élaboré et co-réalisé une exposition au Musée d'histoire naturelle de Sion et
dans une institution de Cologne, et fait un stage au Musée d'ethnographie de
Genève. Communiqué du Conseil communal, 1er novembre 2007 |
| Les compétences
professionnelles |
L’amateurisme et l’incompétence |

Commentaires
Cest quand meme mieux que Miss France :)