Pourquoi ce blog ?
Par Léopold le mercredi 31 décembre 2008, 23:59 - Lien permanent
Vous trouverez dans la colonne de droite une brève introduction à la problématique que veut mettre en avant ce blog, soit les enjeux du projet de réorganisation des musées qu'a décidé de mettre en oeuvre le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds. Juste en dessous, des liens vous mèneront à des pages et des documents officiels qui vous permettront de vous faire par vous-même une opinion sur le sujet. Quelle qu'elle soit, n'hésitez pas à la développer dans les commentaires au bas des billets, ou à nous envoyer un texte plus long à l'adresse sauvonsnosmusees@gmail.com. Nous nous ferons un plaisir de le publier.

Commentaires
Pour donner une plus grande visibilité à ce commentaire, nous avons pris la liberté de le publier comme billet autonome. Vous le trouverez donc sur cette page.
Heum heum, euh oui tout à fait, je pense qu'il serait bon de raser les musées afin d'en finir une bonne fois pour toute avec cette culture qui n'en finit pas de nous pourrir la vie.
Il faut repenser l'essence même du musée. Ce pourrait être un espace de rencontre à l'intérieur du quel les gens pourraient par exemple parquer leur voitures, ou faire leurs courses en quad...
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Tout changement fondamental est destabilisant et comme son nom l'indique, le conservateur cherche naturellement à préserver les acquis. De l'avis même des acteurs culturels, la situation muséale de La Chaux-de-Fonds subit le marasme depuis des années. Pour sortir le cercle vicieux, des initiatives engagées sont nécessaires. Comme ce fut le cas pour d'autres cantons, elles engendreront fatalement des mécontents, qui, avec le temps, retrouveront leurs repères, de nouvelles habitudes, et bénéficiront peut-être de ces petits plus que la peur avait masqués de prime abord. Allons, courage ! Seules les espèces qui ont su évoluer ont subsisté.
Ils sont 5
On a beaucoup parlé de ce Copil qui a suivi l'affaire depuis le début, il y a 11 mois, et qui doit en assumer la responsabilité (je pars du principe que "pil" ne vient pas de "piller" mais de "piloter"). On a parlé plus ou moins abondamment de quelques-uns de ces membres: Veya, Kurth, Jeanneret. Mais qu'est-ce qu'il en est avec les deux autres, le troisième Conseiller communal M.Pierre Haindard, a -t-il cautionné tous les magnifiques investissements dans la culture locale envisagés par Mme Evéquoz? Ce serait un bon signe et un véritable changement de paradigme politique de la part de son parti.
Et Mme Ioana Niklaus, la responsable des ressources humaines, spécialiste en sélection de cadres à la base de dossiers, entretiens, audits et demandes de références, n'aurait-elle pas pu/dû être en mesure de mieux juger les capacités de la candidate retenue? Est-ce que un appel chez son ancien employeur au Kaspar-Escher-Haus à Zurich n'aurait-il pas pu être bénéfique?
Il est probable que l'on réussira à s'échapper du grounding culturel mais comme cela se doit dans un système démocratique, il faut que l'affaire et les circonstances comme on ait pu arriver à ce fiasco soit analysés. Il ne suffira pas de dire "désolé, on s'est trompé". ...Et encore un dernier tuyau pour le Conseil communal: Ne commencez pas votre communiqué de la semaine prochaine par "suite à des réactions virulentes des milieux culturels....".
Plaidoyer pour mon poste !
C'est ainsi que devrait se nommer ce projet RIMus. Autrement, ce serait reconnaître la totale incurie des nos autorités politiques précédentes. Si une meilleure approche technique est possible, elle ne doit pas être le leitmotiv d'un rapport incendiaire, malhonnête, finalement honteux pour leur(s) auteur(s). Nos conseillers communaux l'ont-ils seulement lu et compris avant sa publication ? Permettez-moi d'en douter. D'abord, on peint le diable sur la muraille (voir le nombre d'affirmations négatives sur la situatiion actuelle des musées). Ensuite, on utilise ces affirmations, mises habilement en regard avec des extraits de discussions, sorties de leur contexte. Enfin, on propose la solution idoine. Cette manière de faire n'est pas scientifique, pas rigoureuse. Quand on veut noyer son chien, on l'accuse d'avoir la rage. Je ne ressens pas du tout nos musées comme enragés. Les vrais enragés sont à chercher du côté de(s) auteur(s) du rapport.
Je n'ai pas lu l'entier du rapport, me contentant des morceaux choisis. Cette lecture m'a convaincue que s'il y a certainement des choses à améliorer dans le fonctionnement des musées de la Chaux-de-Fonds (et de nombreux autres endroits), les recommandations faites ne sont simplement pas appropriées. Je passe sur les contradictions et les méthodes employées, qui ont déjà fait l'objet de commentaires, pour m'intéresser à 2 points particuliers.
Tout d'abord, un des points centraux de cette réforme est de mettre le public au centre des préoccupations du musée. Cela en soi n'est pas faux, simplement incomplet. La mission d'un musée est centrée autour d'un axe double, le public et les collections. En retirer un est aussi impossible que de dire que la préoccupation principale de l'école doit être l'élève, en négligeant le fait que les programmes sont tout aussi centraux à sa mission. Le code de déontologie de l'ICOM montre bien cette double mission : d'une part conserver, étudier et mettre en valeur un patrimoine, d'autre part le faire connaître à un public. Le danger de mettre le public seul au centre est de faire ce qu'on appelle en langage muséologique "du Barnum", c'est à dire quelque chose qui se rapproche plus de la fête foraine que de la culture. Sans oublier que plutôt que de parler "du public", on devrait parler "des publics", tant les visiteurs des musées sont différents. Qu'y a-t-il de commun entre un amateur d'art, un groupe d'enfants, une famille en vacances à la recherche d'une occupation pour les enfants un jour de pluie… ? Vouloir les satisfaire tous relève purement et simplement de l'impossible.
De plus, le rôle des expositions n'est pas seulement d'attirer du public, mais aussi d'étudier un groupe d'objet ou un thème et de faire avancer la recherche. Lors de la préparation d'une exposition, le public n'est pas et ne peux pas être la préoccupation première. Il ne devient prioritaire que dans la phase pratique de la réalisation : logique de l'accrochage, réalisation des cartels et autres documents d'information… ainsi que dans la communication
Le deuxième point se fonde sur une citation de la page 57, (reprise en d'autres termes à la page 75) :
Qu'apporte aujourd'hui un musée que n'apporterait pas une bibliothèque, Internet, les émissions télévisées ou l'université ?
Le fait même de poser la question indique une méconnaissance totale de la spécificité du musée, à savoir la confrontation physique avec une œuvre. Aucun moyen de reproduction, quel qu'il soit, ne peut remplacer l'expérience particulière de cette confrontation avec l'œuvre. Si les moyens mentionnés permettent une diffusion plus large des connaissances, seul le musée est à même d'offrir au public la possibilité de voir une œuvre originale.
Cécile Favre, diplômée d'histoire de l'art et de muséologie de l'école du Louvre
Le samedi 4 octobre 2008, 19:15 par SAM
Faites comme je dis….
Il y a quelques temps nous avons lu un article dans l'Impartial sur l'attitude autoritaire et dictatoriale de M. Jean Studer. Une histoire de haut et bas ?
Et seulement après quels jours on découvre que dans notre commune il ne se passe pas mieux.
Que peut-on déduire ? Si je lis les réactions dans le blog "sauvons nos musées" après le rapport rimus par des gens connaisseurs et muséologues, j'ai un fort sentiment que le conseil communal a été influencé par des arguments que n'ont rien voir avec la promotion ou stimulation de la culture de la ville.
Par le passé, plusieurs propositions sont restées sans nouvelles par manque de finances pour ne citer qu'un exemple (déménagement au Bois du Petit-château). Par miracle aujourd'hui on trouve frs 150-180'000 pour un poste de directeur.
Et les contribuables ?
Messieurs, il faut arrêter de faire de la cuisine au nom de la culture.
SAM, un contribuable de la Chaux-de-Fonds
Le post de Cécile est révélateur. Elle parle d'un axe double : public et collections. C'est juste. Elle oublie de dire que le premier axe a souvent été le cadet des soucis de tout bon conservateur qui se respectait. Il n'y a qu'à voir comment les "chers" collègues du conservateur du Musée d'histoire naturelle de Neuchâtel le traitent dès qu'il a le dos tourné. C'est vrai qu'arriver à passionner année après année entre 50 et 100'000 personnes est d'un commun qui frise le vulgaire. En s'obstinant à conserver leurs acquis, les musées de La Chaux-de-Fonds n'ont aucune crainte à avoir de ce côté là : ils continueront "d'attirer" uniquement une clientèle élitaire, la seule digne à leurs yeux d'être prise en considération.
Comme un grand nombre de personnes, j'ai été profondément choquée et consternée en lisant ce rapport. Quel gâchis!
Il est très encourageant de voir que les critiques et les réactions d'indignation se multiplient.
J'exprime toute ma solidarité aux conservateurs et conservatrices ainsi qu'aux équipes des musées de La Chaux-de-Fonds.
Chantal Lafontant Vallotton
Conservatrice du département historique au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel
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Lors de la publication du rapport, ma première réaction a été de me demander comment l'on pouvait prendre au sérieux un document préconisant une direction unique rédigé par sa directrice déjà nommée. Cela va à l'encontre de toute impartialité et neutralité.
Ensuite en parcourant les pages de ce soit disant rapport, je parlerais plutôt de pamphlet, je suis vraiment tombée des nues...Il s'agissait de 112 pages de quasi néant, aucune réelles recherches ou enquêtes, des bouts de phrases tirées de gauches et de droites, aucune alternative, des attaques personelles, un manque de compétences crasse, des points importants mélangés avec des broutilles et j'en passe. Comment un tel rapport, si important pour la politique culturel et pour l'image de la ville a-t'il pu être présenté en l'état?
Personne ne dément que la politique des musées doit évoluer, d'ailleurs les conservateurs le reconnaissent eux même et ont par le passé fait des propositions dans ce sens. Et certains point ssur la lisibilité des musées, par le biais de site internet par exemple, sont intéressants, mais c'est un peu mince sur 112 pages.
Et puis un mot encore sur la forme, je ne sais pas sur quels critères Mme Evequoz a été engagée, mais ils me semblent bien obscurs. Quasi aucune expérience dans les musées et ce ne sont pas ces compétences en management qui transparaissent dans ce rapport, tout bon manager sait que l'on commence toujours par relever les points positifs (et il y en a toujours) avant de critiquer.
Joëlle Vuille, Ingénieure ETS, sans lien avec les milieux culturels
Bravo à M.Staehli pour la pertinence de son propos. Je me pose une question toutefois: pourquoi quelqu'un de progressiste comme lui défend-il avec autant de vigueur des ...conservateurs ?
Various people in every country take the business loans in different creditors, because that's simple.
I think that the reorganisation will help the museum to get more closer to the people and to present them its valuable treasures in one comprehensible way.